Guide de ville · Paris

Le Japon à Paris : omakase, izakayas et soba

Comptoirs à dix couverts, izakayas de chef étoilé, soba au sarrasin : la scène japonaise de Paris ne se résume plus à la rue Sainte-Anne. Les adresses que plusieurs guides valident.

Par l'équipe éditoriale GattoLecture 7 min12 adresses
Le Japon à Paris : omakase, izakayas et soba

La scène japonaise parisienne a changé d'échelle. Elle ne se joue plus seulement rue Sainte-Anne, mais sur la butte Montmartre, rue Mouffetard, à Belleville ou dans le 5e, et elle se décline désormais en registres très différents : le comptoir omakase à dix couverts, l'izakaya où l'on picore en buvant, le réfectoire à soba où l'on aspire des nouilles de sarrasin en silence.

Cette sélection ne garde que les maisons corroborées : deux sources expertes indépendantes au minimum, ou une distinction formelle. Elle réunit donc le sommet (Sushi Yoshinaga et ses deux étoiles, L'Abysse de Yannick Alléno, Sushi-B et ses trois toques) et les adresses où l'on peut aller sans réserver un mois à l'avance (Abri Soba, seul Bib Gourmand de la liste, Sanjo, Nakatsu et son karaage). Entre les deux, des izakayas menés par des chefs français passionnés du Japon, comme Otto d'Eric Trochon rue Mouffetard.

Aucun classement à la main : l'ordre découle des signaux, distinctions, sources et dynamique des avis. Le point commun de toutes ces adresses est le geste, pas le prix.

Les adresses du guide

  1. Sushi-B
    1Restaurant omakase

    Sushi-B

    Une étoile Michelin, trois toques et quatre sources éditoriales distinctes pour le sushiya d'Isao Horai, à deux pas de la rue Sainte-Anne. Huit convives par service, un comptoir de marbre : c'est le format japonais dans sa version la plus exigeante.

    « À deux pas de la nipponomique rue Saint-Anne, le so chic sushiya d'Isao Horai (comptoir en marbre, playlist jazzy, plats chuchotés à l'oreille) accueille à chaque service huit palais avertis. »

    Le Fooding
  2. L'Abysse
    2Restaurant omakase

    L'Abysse

    Deux étoiles Michelin et quatre toques au Gault&Millau : le comptoir à sushis que Yannick Alléno a installé au sein du Pavillon Ledoyen, où le sushi rencontre la sauce française. La table la plus décorée de cette sélection avec Sushi Yoshinaga.

    « Et si vous redécouvriez le sushi ? C'est exactement ce que vous propose le chef étoilé Yannick Alléno avec son nouveau restaurant dédié. »

    Le Bonbon
  3. Sushi Shunei
    3Restaurant omakase

    Sushi Shunei

    Trois toques au Gault&Millau, un badge Le Fooding et quatre sources distinctes pour ce comptoir de bois niché dans une ruelle oubliée de Montmartre. La preuve que l'omakase de haut niveau a quitté les quartiers d'affaires.

    « Located far above sea level, on the steep climb up to Montmartre, this small, elegant wood-clad space lights up a forgotten alley with its virtuous cuisine. »

    Le Fooding
  4. OTTO - MOUFFETARD
    4Izakaya

    OTTO - MOUFFETARD

    Assiette Michelin, une toque au Gault&Millau, sélection Le Fooding : quatre sources distinctes et une note en progression pour l'izakaya du chef étoilé Eric Trochon, qui a redonné une raison d'aller manger rue Mouffetard. Petites assiettes grillées au binchotan.

    « Un air de Japon en pleine rue Mouffetard, habituée des fêtards, des touristes et des stands de crêpes un peu douteux ? C'est possible. Et à ce jeu-là, Otto, petit comptoir inspiré du modèle d'un izakaya, a tout compris. »

    konbini.com
    16 mentionsNote en hausse
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  5. Nakatsu - Karaage bar
    5Restaurant japonais

    Nakatsu - Karaage bar

    Badge Feeling du Fooding, deux sources expertes et 4,8 de moyenne pour un izakaya dédié au karaage, le poulet frit japonais, ouvert dans les faubourgs de Montmartre par un ancien de Père & Fish. Une spécialité unique, faite sérieusement.

    « What are an ex-Père & Fish founder and a former wine start-upper doing in Montmartre's faubourgs? Making fried chicken, of course! »

    Le Fooding
  6. Sola
    6Restaurant japonais

    Sola

    Trois sources expertes (Michelin, Le Fooding, Lebey) et neuf articles de presse, sans aucun besoin d'étoile pour exister : Kosuke Nabeta, ancien de la Maison du saké, japonise le terroir français dans la tradition de l'omakase, près de la Seine.

    « Dans son antre zen proche de la Seine, Kosuke Nabeta (ex-Maison du saké) ne se lasse pas de japoniser le terroir français. »

    Le Fooding
  7. Zakuro
    7Izakaya

    Zakuro

    Badge Feeling du Fooding, trois sources distinctes et 4,8 de moyenne : un pocket izakaya du 2e tenu par Go Sato, cuisinier formé en France, au Japon et au Canada, devenu chauffeur de bus RATP avant de revenir aux fourneaux. Le genre d'histoire que les listes automatiques ne voient pas.

    « Cuisinier formé en France, au Japon et au Canada, puis reconverti en chauffeur de bus, Go Sato est revenu à ses premières amours en troquant le volant RATP pour les fourneaux. »

    Le Fooding
  8. Abri Soba
    8Restaurant japonais

    Abri Soba

    Le seul Bib Gourmand de cette sélection, c'est-à-dire la distinction Michelin du meilleur rapport qualité-prix. Spécialiste du soba, la nouille de sarrasin, servie chaude ou froide, à toutes les sauces : la porte d'entrée la plus honnête dans la cuisine japonaise à Paris.

    « Connaissez-vous les soba, des pâtes japonaises au sarrasin ? Ce restaurant en a fait sa spécialité et les propose, pour ainsi dire, à toutes les sauces. »

    Le Guide Michelin
  9. Sanjo
    9Restaurant de ramen

    Sanjo

    Badge Feeling du Fooding et label must_visit dans nos signaux : la street food japonaise du chef-styliste Kaito Hori, dans une salle de pierres apparentes et de cuisine ouverte. Le meilleur compromis de la sélection entre exigence et prix d'un déjeuner.

    « Quand l'éloge de l'ombre s'encanaille de street food japonaise, cela donne Sanjo, beau et bon resto du chef-styliste Kaito Hori. »

    Le Fooding
  10. EchizenSOBA TOGO
    10Restaurant de ramen

    EchizenSOBA TOGO

    Sélection Le Fooding et label must_visit : une table d'hôte unique, blanche du sol au plafond, où l'on vient aspirer des soba travaillées à la perfection. Le contre-pied exact du restaurant japonais de carte postale.

    « Sur l'unique table d'hôte de ce réfectoire monacal, tout blanc du sol au plafond, les modeux slurpent leurs bols fumants en communion. »

    Le Fooding
  11. Sushi Yoshinaga
    11Restaurant omakase

    Sushi Yoshinaga

    Deux étoiles Michelin, trois toques au Gault&Millau et un badge Le Fooding : le dossier le plus lourd de la scène japonaise parisienne. Un omakase intimiste limité à une poignée de convives, près de l'Opéra, où le geste du chef est l'unique spectacle.

    « Sushi Yoshinoga est une exceptionnelle reproduction de l'expérience des meilleurs sushi bars de Tokyo, dans un cadre intimiste et luxueux. »

    Google
  12. Sagan
    12Restaurant japonais

    Sagan

    Trois sources expertes (Michelin, Le Fooding, Time Out) pour une petite table de l'Odéon au décor monacal, comptoir et pierres apparentes. Peu d'avis, mais très hauts : la définition de l'adresse sous le radar que les données confirment.

    « Tout est délicieux, raffiné et frais. Une petite carte mais avec un peu de tout. »

    Google

Questions fréquentes

Combien de tables japonaises étoilées compte cette sélection ?
Trois : Sushi Yoshinaga, deux étoiles Michelin et trois toques au Gault&Millau, près de l'Opéra ; L'Abysse, deux étoiles et quatre toques, le comptoir à sushis de Yannick Alléno au Pavillon Ledoyen ; et Sushi-B, une étoile et trois toques, rue Rameau.
Où manger japonais à Paris sans se ruiner ?
Abri Soba, rue Saulnier dans le 9e, est le seul Bib Gourmand de la sélection, la distinction Michelin du meilleur rapport qualité-prix, avec des soba de sarrasin servis chauds ou froids. Nakatsu, rue Ramey, s'est spécialisé dans le karaage, le poulet frit japonais, et Sanjo sert une street food japonaise soignée dans le 1er.
Qu'est-ce qu'un omakase et où en trouver un bon ?
Omakase signifie « je m'en remets à vous » : le chef compose le menu, souvent devant huit à dix convives. Sushi Yoshinaga, Sushi-B, Sushi Shunei à Montmartre (trois toques) et Sola, où Kosuke Nabeta japonise le terroir français, pratiquent tous cette formule.
Quelle est la meilleure adresse pour un izakaya, c'est-à-dire un dîner à partager ?
Otto, rue Mouffetard, cumule quatre sources éditoriales distinctes et une assiette Michelin : le chef étoilé Eric Trochon y grille de petites assiettes au binchotan. Zakuro, dans le 2e, est un pocket izakaya sélectionné par Le Fooding, tenu par Go Sato, ancien chauffeur de bus revenu à la cuisine.
Faut-il réserver longtemps à l'avance ?
Pour les comptoirs omakase, oui : ils servent souvent moins de dix personnes par service. Les izakayas, les soba et les ramen de cette sélection se prennent plus facilement, avec une file d'attente aux heures de pointe pour les plus courus.